C'est la saison des nuages. Poussés par les vents de mer, les nuages tourneboulent en liberté. Le long de la presqu'île, cirrus et cumulus attendent la fin du jour pour s'enflammer. Assis sur le front de mer le promeneur va prendre son temps.....
Débordé par les eaux de l'hiver, le chenal traverse les marais pour retrouver la "rivière" salvatrice. Sur son chemin, des formes étranges s'entremèlent. Le regard cherche à comprendre la complexité du paysage. Hypnotique. Ephémère...
C'est un pays où l'on peut prendre le temps d'être seul avec l'océan. Marcher sur la lumière marbrée du soir que la vague efface. Et puis il faut rentrer...
Le jour termine lentement sa course dans l'océan. Poussée par les vagues et le vent, l'écume blanche, épaisse comme de la crème, glisse sur l'estran métallique. La plage se perd dans les nuages. Le regard s'égare ébahi. La nuit tombe.
Dans les maris, tout juste à la fin de la nuit, il y a des matins sur papier doré. Avant que tout ne s'efface, le jour qui arrive dessine à l'encre de nuit.
L'automne finit sa course. Par endroits, le ciel s'accroche à la plage déserte. Vague après vague, le bord de l'océan s'entremêle bruyamment avec le vent...